dimanche 30 septembre 2007

dessine moi un balcon

élément architectural quasi inexistant en zarabie, le balcon n’apparaît ni dans les immeubles de villes, ni les complexes résidentiels, ni même les palais les plus chics (entendons-nous, chic reste relatif)..

à venir y penser, l’utilité du balcon, en zarabie, est réduite au néant :
il ne fait pas moins de 40 degrés pendant 10 mois l’an, et aux alentours de 0 degrés en hiver (les deux autres mois restants), donc côté pratique, s’asseoir au balcon, fumer une clope, mater les gonzesses.. c’est foutu.. bon ajouter aussi le fait qu’il n’y a pas de gonzesses..

ensuite, pour que la femme au foyer (je ne vois pas où elle pourrait être autre part, je parle en zarabie bien sûr) puisse étendre le linge, et papoter avec la voisine du dessous à propos de son linge, ou de la fille de l’autre voisine qui est rentrée à quatre heures du mat’ (comme le bon vieux chez nous…ah ! nostalgie), franchement.. elle a mieux à faire, et puis vive le sèche linge qui fonctionne au pétrole..

mais de l’autre coté de la façade, il faut aussi avouer un truc.. les zarabiens vivent renfermés..

hormis l’inexistence des balcons, les fenêtres (enfin celles qui sont visibles, et j’expliquerai ceci un peu plus tard) sont renforcées par des barres métalliques en fer forgé qui bloquent totalement la vue, si les fenêtres ne sont pas déjà en demi-teinte..

pour que les regards indiscrets ne puissent pas contempler la bonne femme en abaya..

cette apparence de prison est aussi renforcée par d’immenses façades, des murets construits à hauteur d’un étage et demi, pour les maisons « normales », et jusqu’à deux étages et demi (surplombés d’arbres atrocement longs) pour les palais. En d’autres termes, tu circules en voiture, tu ne vois que des murs, et rien d’autre, des blocs de murs, rien que des murs (que cela soit le bloc de pierre ou autre ressemblance avec la race zarabienne)

Ceci dit, cela n’empêche pas les propriétaires de ces illustres demeures de faire des partouzes : partouzes discothèque, partouze alcoolique, partouze érotique, partouze pornographique, partouze religieuse.. et j’en passe..

Mais tout cela à l’intérieur de ces murets, à l’abris des regards curieux.. comme quoi pour vivre heureux, vivons cachés..

et faire comme l’autruche..

messe with me

ca fait bizarre de se réveiller un dimanche en zarabie au son des cloches des églises..

vendredi 28 septembre 2007

ma nouvelle addiction

je ne sais pas si c’est l’ennui mortel des vendredis en zarabie, ou si c’est vraiment un objet merveilleux, mais voici ma nouvelle obsession:


ce briquet à essence de marque zippo comment ils l’appellent.. je ne savais pas qu’il existait tellement de collectionneurs de ce genre de briquet, et apparemment je commence à en faire partie..
p’tain cette zarabie et c’qu’elle a fait de ma petite cervelle..

jeudi 27 septembre 2007

l'abondance qui sommeille (de ses affaires)

la fortune vient en dormant..


..zzzzzzzz (khampiche)

mercredi 26 septembre 2007

petites annonces

- cerveau desséché recherche désespérément oasis tranquille pour se rafraîchir les idées- ref. zhe2et

- recherche livre de lecture, de préférence ayant un bon fond pour pouvoir y plonger en toute sécurité- ref. ma3andehshi2o2ra

- bande dessinée propose ses bulles de savon- ref. fossdouché

mardi 25 septembre 2007

un an déjà..

eh oui, un an déjà au pays du chameau, un an déjà que je bosse dans cette zarabie, en plein milieu du désert, un an passé dans le pays des fils de séoud..

à venir y penser, enfin de ce qui reste de ma pensée desséchée, le temps a passé, c’était tout comme hier.. je me rappelle de l’instant ou j’avais, pour la première fois, aperçu, du hublot, cette étendu désertique.. je me souviens aussi de comment j’ai mis la main devant la bouche et je me suis dit : « putain ! qu’est ce que j’ai fait »

je me rappelle aussi du conseil, de cet étranger dans l’avion, de retirer mes bagues, ma boucle d’oreille, et tout mes accessoires.. je me souviens et que de souvenirs.. un an déjà..

l’idée n’était pas tellement mauvaise au début ; je ne pigeais rien au dialecte.. aujourd’hui j’arrive à m’exprimer comme eux..

il est quand même temps de changer.. cela m’a complètement desséché.. dans un pays où il fait 40 degrés à l’ombre (je sais, je sais, personne ne m’oblige de rester à l’ombre), où l’eau coûte plus cher que l’essence (mais ce n’est pas pour cela que je mettrais au régime diesel) ; dans un pays qui vit toujours en 1428, alors que la planète Terre est déjà passée au second millénaire ; il est temps de changer..

j’ai eu ma dose d’hommes frustrés en tunique blanche, et de femmes voilées de la tête jusqu’aux orteils dans différentes tonalités de noir.. la couleur existe, mais on ne le ressent pas en zarabie..

de temps en temps, souffle un vent frais (entendons nous, plus frais que d’habitude, mais encore..) il apporte poussière et détritus.. il manque de liberté..

s’asseoir dans un café, où bien à l’extérieur.. mater les gonzesses, parler avec des gens..

un an déjà.. et ça me manque

il ne fait pas bon de vivre en zarabie.. il fait bon de survivre ici..

un an déjà.. et je crois que j’en ai assez..

et que personne ne me souhaite un « 3a2bel el myeh »

lundi 24 septembre 2007

quand le shah n’est pas là, les souris dansent..


et il faut dire qu’Ahmadinijad joue très bien à la souris.. à la question à propos de plusieurs documents rapportant des abus notamment au niveau des droits de la femme et des homosexuels dans son bled, il répond : « nous n’avons pas d’homosexuels en Iran, je ne sais pas qui vous a dit que nous en avions »

« les gens en Iran sont bons vivants, et très contents » dit-il en réponse aux questions concernant les arrestations d’étudiants, de journalistes et de femmes. « Ils sont libres d’exprimer tout ce qu’ils pensent »

Et de continuer : « les femmes en Iran sont les femmes les plus libres au monde.. Elles sont actives à tout les niveaux »

Bon c’est vrai qu’il pousse la plaisanterie un peu loin le moumoude.. il a sûrement pas visité la zarabie, et expérimenté sa liberté d’expression, ses belles femmes dorées au soleil du désert, et ces zarabiens en robe blanche.. il n’as toujours pas compris que c’est en zarabie qu’on mène la belle vie..